Trouver sa voie : pourquoi pas moi ?

trouver-sa-voie-conseils

J’ai remarqué une chose en grandissant à propos de “trouver sa voie”. Comme l’impression que nous sommes très peu à y parvenir réellement alors que je suis intimement convaincue que c’est un sujet très lié à celui de l’épanouissement. Comment être épanouie en étant sur un chemin qui ne nous correspond pas totalement ? 

J’ai beaucoup de chance de pouvoir affirmer avoir trouvé ma voie. C’est ce dont je suis persuadée et même si rien n’est certain à propos de demain (parce que je me prendrais peut-être de passion pour la construction de meubles en carton dans 15 ans), actuellement, c’est la rédaction, la création de contenus et la gestion de business qui me fait vibrer. Comme en total alignement avec la personne que je suis aujourd’hui.  

Mais comment faire ? Comment faire pour trouver sa voie ?

Navrée par avance, ce sera un billet tourné autour de mon histoire. Alors les “je” seront de la partie cette fois-ci mais promis, je ne suis pas imbu (non non, vraiment pas !). J’avais simplement envie d’écrire un post humeur pour celles que mes conseils de grande soeur ou de copine pourront peut-être aider (ou inspirer, et ça, ce serait vraiment super-cool !). 

Si j’avais à revenir sur mon histoire, j’identifierais certainement un épisode de ma vie qui m’a beaucoup appris et énormément changée. Comme un tournant, pour de vrai. C’est d’une chambre d’hôpital, lorsque je suis tombée malade à 12 ans, que j’ai ouvert mon tout premier blog. Il fallait occuper les journées et j’étais passionnée de DIY (les “tuto perles de rocailles”  et “gourmandises en pâte FIMO” étaient de mes seules recherches sur Youtube !). Je partageais ensuite mes créations et j’adorais déjà ça à ce moment-là ! 

Je n’ai jamais quitté le blogging, l’univers des médias et de l’entrepreneuriat me passionnent réellement. Il y a tellement à faire, c’est stimulant et ultra-motivant ! Et puis j’ai constaté en grandissant qu’avec persévérance et détermination, être une femme n’empêchait pas de faire des choses vraiment très chouettes. Qui que nous soyons, quelles que soient nos origines, nos convictions… La condition ? être passionnée. 

Mais trouver sa voie n’est pas évident, pas plus à 18, qu’à 25 ou 40 ans (enfin j’imagine !). Devoir faire des choix à la sortie du lycée entre médecine et pâtisserie représente un dilemme existentiel (parce que clairement, les deux semblent être carrément intéressants !) et savoir si quitter son job, pas passionnant mais au moins qui paye bien, est finalement une bonne idée ?

Alors pour toutes ces raisons, j’avais envie de partager quelques pistes pour que nous parvenions à toutes trouver notre voie. 

Cumuler les expériences

Je ne pourrais pas dire que ce soit LE conseil le plus important de ce billet mais il fait partie des pistes les plus déterminantes selon moi. Je crois que trouver sa voie se fait aux cumuls d’expériences qui permettent de déterminer ce qui plaît réellement. Quoi de mieux que d’être sur le terrain pour voir ce que l’on aime et ce que l’on aime un peu moins ? 

Petits boulots, stages, ateliers et workshops (qui-plus-est, cartonnent en ce moment !), lire, participer à des évènements, échanger et provoquer les opportunités… ces choses qui peuvent sembler basiques sont aussi l’un des meilleurs moyens d’affiner ses envies et d’avoir une idée concrète de ce que l’on souhaite.

À 12 ans, je rêvais d’être médecin, motivée et déterminée (parce que dans Grey’s Anatomy, sauver des vies, ça avait l’air trop cool !) (et puis il faut bien l’avouer, ça fait bien de dire “je veux être médecin”). Il m’a suffi d’un stage d’une demie-journée en bloc opératoire pour finir par terre les 10 min suivant le début de l’opération et constater que finalement non, ce n’était pas pour moi. 

Ça a été la même chose pour vétérinaire, vendeuse, coiffeuse ou prothésiste ongulaire… à chaque fois, j’ai découvert sur le terrain le fond de ces métiers qui semblaient me faire rêver. Je comprenais qu’ils n’étaient pas vraiment pour moi et changeais mes plans progressivement vers ce que j’aimais réellement. 

Apprendre à s’écouter

Quels que soient les sujets, la tendance à écouter les autres est toujours plus importante que celle à s’écouter soi-même. Pourquoi ? Peut-être parce qu’approbation et acceptation font parties de nos recherches quotidiennes.  

C’est normal de demander des avis, de se questionner sur ce que ferait la fille du boulanger à notre place… Mais ce qui n’est pas normal, c’est de choisir en fonction. Choisir selon certaines visions parfois limitantes qui viendraient restreindre -aussi- ses aspirations à faire de grandes choses. 

J’ai souvent été considérée comme têtue. Non pas parce que je n’écoute pas les gens (au contraire, j’adore discuter, échanger et recueillir différentes versions et visions), mais je ne suis que très rarement les recommandations. Et encore moins lorsqu’elles ne semblent pas suivre mes aspirations. Une manie qui s’est particulièrement fait ressentir lorsque j’ai décidé, après mon bac, de prendre une année pour travailler et voyager en Australie. “Absurde” était probablement le mot qui revenait le plus souvent (quoique “irréaliste” était aussi sur le podium). Malgré le peu d’engouement de mes parents, la peur de ma grand-mère et les questions parfois stressantes de mes amis… je suis partie, j’ai osé et jamais une seule fois regretté !

Oser aller à contre courant

Suivre le mouvement, probablement l’une des choses que je fuis le plus. Comme rentrer dans des cases. Non seulement ça ne m’intéresse pas mais en plus, je trouve ça complètement flippant. 

Je ne sais pas réellement pourquoi je fuis cette normalisation de chaque action mais ce dont je suis absolument certaine, c’est que prendre les chemins classiques par sécurité n’est -actuellement du moins- pas du tout ma vision de l’épanouissement. Trouver sa voie n’est pas universel, il n’existe pas de chemin tracé pour s’épanouir et “faire comme tout le monde” est peut-être le meilleur moyen d’obtenir des personnes frustrées.  

Si je n’avais pas été en Australie à 18 ans, j’aurais été frustrée. Si je n’avais pas osé publier ma première vidéo sur Youtube il y a quelques années, pareil, j’aurais été frustrée. Je serais restée avec en tête beaucoup trop de “et si j’avais essayé”. 

Je ne compte plus ce nombre de fois où j’ai suivi mon coeur. Ce qui m’a permis de ne pas être  l’une des personnes les plus frustrées qu’il puisse exister. C’est sûrement grâce à ce trait de caractère et à ma volonté de faire différemment que j’ai trouvé ce qui me plaisait réellement. Certainement que ma voisine m’aurait conseillé de faire autrement. Peut-être que les manuels scolaires annoncent aussi quelque chose de complètement différent. Mais j’avais envie, je l’ai fait et cela m’a finalement beaucoup aidé !

Arrêter de se mettre la pression

Évidemment, difficile de terminer ce billet écrit avec le coeur sans promulguer un conseil qui semble être particulièrement d’actualité. Se mettre la pression. Une -mauvaise- habitude qui touche beaucoup trop de personnes, une tendance qui bouffe la vie et surtout, un réflexe qui empêche de faire de nombreuses choses vraiment très cool. 

Une souffrance psychologique auto-infligée et une tendance à la dramatisation… pas la folie quoi.Et si on arrêtait de voir les choses “dans le pire des cas” et qu’on apprenait à R.E.L.A.T.I.V.I.S.E.R. 

Alors prendre du recul, tenter la méditation ou apprendre à lâcher-prise permet de s’enlever un poids des épaules. Ne pas trouver sa voie dès la première fois, ce n’est pas grâve. Trouver la sienne à 35 ans, ce n’est pas grave non plus. Faire certaines choses qui ne sont pas spécialement approuvées par l’entourage, ce n’est pas catastrophique. La seule chose véritablement importante à comprendre : chacun est maitre de SA vie. Autant faire en sorte qu’elle nous plaise et nous corresponde au maximum. Comme l’une de ces recettes pour vivre avec un peu de légèreté. 

Découvrez aussi le journal d’une fille indécise

 

2 comments
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pourriez aimer